Votre capacité d’emprunt dépend de vos revenus, de la part des loyers futurs que la banque retient (en général 70 %), du plafond de 35 % de taux d’effort assurance comprise et de la durée du prêt, 25 ans au maximum. Pour obtenir votre chiffre en 2 minutes, utilisez le simulateur.
Calculer ma capacité d’emprunt →Un dossier de crédit locatif se juge sur quatre chiffres, et pas seulement sur le salaire. Le taux d’effort d’abord : la somme de toutes vos mensualités, assurance comprise, rapportée à vos revenus, plafonnée à 35 %.
Le reste à vivre ensuite : ce qu’il vous demeure une fois les crédits payés. Deux dossiers au même taux d’endettement ne se valent pas si l’un gagne 2 000 € et l’autre 6 000 €.
Puis la tenue de compte sur les trois derniers mois — découverts, crédits à la consommation, jeux — et enfin l’épargne résiduelle : ce qui reste après l’apport. Une banque prête plus volontiers à quelqu’un qui garde un matelas.
C’est le point qui change tout sur un projet locatif, et celui que personne n’explique. Deux méthodes coexistent, et elles ne donnent pas la même capacité.
Toutes les banques ne pratiquent pas le différentiel, et celles qui le pratiquent ne l’appliquent pas à tous les profils. C’est la première question à poser à un courtier — avant même le taux.
Le montant affiché est un ordre de grandeur, calculé sur une durée de 20 ans et un taux d’hypothèse. Il sert à savoir dans quelle tranche de prix chercher, pas à signer.
Une fois l’ordre de grandeur connu, la suite est de savoir quoi chercher avec : l’ordre des décisions d’un premier investissement, la méthode de calcul du rendement net-net, le simulateur de rentabilité locative et le choix de la ville.
Les modèles de dossier bancaire, la checklist de visite et le calculateur de travaux sont réunis dans la boîte à outils.
Prenons un foyer qui gagne 2 200 € nets par mois, sans autre crédit en cours. Voici comment se construit sa capacité d’emprunt, et pourquoi elle varie autant d’un dossier à l’autre.
| Étape | Calcul | Résultat |
|---|---|---|
| Mensualité maximale | 2 200 € × 35 % | 770 € par mois |
| Capacité sur 25 ans à 3,5 % | 770 € par mois, assurance comprise | environ 146 000 € |
| Le même dossier sur 20 ans | 770 € par mois, assurance comprise | environ 127 000 € |
| Avec un loyer attendu de 600 € retenu à 70 % | (2 200 € + 420 €) × 35 % = 917 € | environ 174 000 € sur 25 ans |
Deux dossiers aux revenus identiques n’obtiennent donc pas la même enveloppe : la durée, la façon dont la banque compte les loyers et les crédits en cours changent le résultat de plusieurs dizaines de milliers d’euros. C’est pour cela que le simulateur affiche une fourchette plutôt qu’un chiffre unique, et qu’il vaut mieux comparer plusieurs banques avant de chercher un bien.
Pour la suite, lisez ce que les banques financent sans apport et l’ordre des étapes d’un premier investissement.
On part des revenus nets mensuels du foyer, on y ajoute une partie des loyers attendus — en général 70 % —, puis on retranche toutes les mensualités de crédit en cours. La mensualité possible est plafonnée à 35 % de ce total, assurance emprunteur comprise. La capacité s’en déduit selon le taux et la durée.
Oui, mais pas en totalité. Les banques appliquent un abattement, le plus souvent de 30 %, pour couvrir la vacance locative, les charges et la taxe foncière. Certaines pratiquent le calcul différentiel, où le loyer vient en déduction de la mensualité plutôt qu’en ajout aux revenus : l’écart de capacité entre les deux méthodes est considérable.
35 % des revenus, assurance comprise. Les établissements disposent d’une marge de dérogation sur une part limitée de leur production trimestrielle, mais cette marge est réservée en grande majorité à l’achat de la résidence principale.
25 ans, portée à 27 ans lorsque les travaux représentent au moins 10 % du coût total de l’opération, ou en cas de différé d’amortissement au démarrage.
C’est possible mais rare sur un premier dossier : la banque demande en général de couvrir les frais de notaire, les frais de garantie et de conserver une épargne résiduelle. Sur un bien à 120 000 €, cela représente environ 12 000 à 15 000 €.
Non. Il donne un ordre de grandeur et un score indicatif pour savoir si votre projet tient debout avant de chercher un bien. Seule une banque ou un courtier peut valider un dossier.

Vingt minutes pour faire le point sur votre projet et voir comment l’accompagnement peut vous aider.