Investir à Montluçon, c’est acheter très bas, 650 €/m² en médiane pour un appartement loué 8,86 €/m² charges comprises, dans un bassin d’emploi industriel porté par Safran. Mais la ville ne passe pas mon filtre démographique : −12,9 % d’habitants entre 2012 et 2023, 24,1 % de logements vacants et une taxe foncière à 55,84 %. Un projet n’y tient que sur un bien acheté très bas, dans une rue où la demande est vérifiée.
Les loyers d’annonce incluent les charges : le loyer encaissé est plus bas. Ces chiffres situent la ville, le calcul se fait toujours sur le bien.
Montluçon compte 33 147 habitants au recensement 2023, contre 38 072 en 2012 : 4 925 habitants de moins, soit −12,9 % en onze ans. La baisse continue depuis 2017, à −1,2 % par an.
Ma règle : j’écarte une ville qui a perdu plus de 5 % de sa population en dix ans. Montluçon dépasse largement ce seuil. Cela ne veut pas dire qu’aucun bien n’y fonctionne, mais que la ville ne porte pas le projet : c’est le bien, son prix et sa rue qui doivent tout porter.
La moitié des résidences principales sont louées (50,4 %), dont 18,8 % en HLM. 58 % des logements sont des appartements et 55,2 % des ménages sont des personnes seules.
La vacance est le chiffre qui décide : 24,1 % des logements sont vides en 2023, contre 20,2 % en 2017 et 15,5 % en 2012. Un logement sur quatre ne trouve pas d’occupant. L’offre dépasse la demande : seul un bien rénové, bien placé et au bon loyer se loue vite.
La commune compte 18 443 emplois, soit 158,5 emplois pour 100 actifs qui y résident. Safran Electronics & Defense y emploie plus de 1 640 salariés et a annoncé en 2026 un investissement de 120 M€ avec 500 emplois visés d’ici 2030. Goodyear-Dunlop y fabrique des pneus moto (environ 540 salariés). Le campus de l’université Clermont Auvergne compte environ 750 étudiants, dont l’IUT.
Le niveau de vie médian est de 21 980 € par an et par unité de consommation, le taux de pauvreté de 26 % et le chômage au sens du recensement de 18,5 % chez les 15-64 ans (2023).
Pas de train direct vers Paris : 3 h 19 au plus rapide avec correspondance. L’A714 relie la ville à l’A71, et la RCEA (N145) mène à l’A20.
| Indicateur | Appartements | Maisons | Source |
|---|---|---|---|
| Prix médian au m² (ventes réelles) | 650 € | 1 098 € | DVF 2021-2025 |
| Nombre de ventes sur 5 ans | 1 534 | 1 425 | DVF 2021-2025 |
| Loyer d’annonce (charges comprises) | 8,86 €/m² | 8,27 €/m² | Carte des loyers 2025 |
| Loyer d’annonce T1-T2 | 11,84 €/m² | — | Carte des loyers 2025 |
| Loyer d’annonce T3 et plus | 7,99 €/m² | — | Carte des loyers 2025 |
Le rapport entre loyer d’annonce et prix médian dépasse 16 % brut pour un appartement. Ce chiffre ne dit rien du rendement réel : il reflète surtout le risque. Le prix médian inclut beaucoup de biens à rénover ou difficiles à louer, et un logement vide ne rapporte rien.
Le calcul se fait sur le coût total du bien (prix, frais de notaire, travaux), avec la taxe foncière, très lourde ici (55,84 % de taux global, plus 10,17 % de taxe d’ordures ménagères), et une vacance testée à un puis deux mois par an.
Montluçon fait partie du programme Action Cœur de Ville depuis 2018 : le Denormandie y est ouvert pour les achats jusqu’au 31 décembre 2027, avec des travaux d’au moins 25 % du coût total. Une OPAH-RU a couvert le centre jusqu’en 2024 : vérifiez auprès de Montluçon Communauté les aides en cours. Montluçon est en zone B2.
La ville est couverte par le PPRI du Cher et de ses affluents, révisé en 2021. Elle compte trois quartiers prioritaires : Bien-Assis, Fontbouillant et Rive Gauche.
| Critère de la méthode | Montluçon | Verdict |
|---|---|---|
| Démographie 10 ans | −12,9 % entre 2012 et 2023, −1,2 % par an depuis 2017 | Ne passe pas le filtre |
| Demande locative | 50,4 % de locataires, mais 24,1 % de logements vacants | Offre supérieure à la demande |
| Emploi | 158,5 emplois pour 100 actifs, Safran qui recrute ; pauvreté à 26 % | Point fort du dossier |
| Parc et DPE | 58 % d’appartements, parc ancien | Travaux et DPE à estimer avant l’offre |
| Règles locales | Zone B2, Action Cœur de Ville (Denormandie), PPRI du Cher | Favorable à la rénovation |
| Chiffres | Plus de 16 % brut indicatif, mais taxe foncière à 55,84 % et vacance à 24 % | Rendement apparent, risque réel |
Montluçon est une ville de rendement apparent. Je ne la conseille pas pour un premier projet construit sur la moyenne de la ville. Elle peut fonctionner pour un investisseur qui achète très bas un petit logement rénové dans une rue vérifiée, près des employeurs ou du campus, et dont le calcul tient avec deux mois de vacance.
Les autres villes analysées : Besançon, Bourg-en-Bresse, Bourges, Chalon-sur-Saône, Dijon, Foix, Louhans, Mâcon, Nemours, Toulouse, Villefranche-sur-Saône.
650 € en médiane sur les ventes réelles 2021-2025 (1 534 ventes, DVF), et 1 098 €/m² pour une maison. Ce prix bas reflète une ville qui perd des habitants et un parc où un logement sur quatre est vacant.
Le rapport entre le loyer d’annonce (8,86 €/m² charges comprises) et le prix médian dépasse 16 % brut, mais c’est surtout le signe d’un risque élevé : 24,1 % de logements vacants et une taxe foncière à 55,84 %. Le calcul se fait sur le bien, avec une vacance testée à deux mois.
Oui. Montluçon fait partie du programme Action Cœur de Ville : le Denormandie y est ouvert pour les achats jusqu’au 31 décembre 2027, avec des travaux d’au moins 25 % du coût total de l’opération.
Pas sur la moyenne de la ville : elle a perdu 12,9 % de ses habitants en onze ans. Un projet peut fonctionner sur un petit logement rénové, acheté très bas dans une rue où la demande est vérifiée, près des employeurs comme Safran ou du campus.

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